Je viens de constater une propriété des orthocentres. Rappelons que l'orthocentre d'un triangle \( ABC \) est le point \( D \) de concourance des hauteurs de \( ABC \).
Ma "révélation" est qu'il n'y a pas lieu de particulariser \( D \) par rapport à \( A, B, C \), car les 4 assertions suivantes sont équivalentes :
Cette propriété est bien connue et porte un nom : A, B, C et D forment ce qu'on appelle un quadrangle orthocentrique.
LR, 22/10/2019.
Par un chemin scabreux j'en ai bien peur :). Je me suis posé le problème suivant :
Soient \( a_0, b_0, a_1, b_1 \) quatre nombres réels ;
Soit \( D_0 \) la droite d'équation : \( a_0 x + b_0 y = 1 \) ;
Soit \( D_1 \) la droite d'équation : \( a_1 x + b_1 y = 1 \) ;
Sauf malchance, \( D_0 \) et \( D_1 \) sont sécantes en un point. Soient \( (a_2, b_2) \) les coordonnées de ce point !
On peut alors définir une nouvelle droite, \( D_2 \), dont \( a_2 x + b_2 y = 1 \) est une équation ;
Mais qu'est-ce qui nous empêche de recommencer, en intersectant \( D_1 \) et \( D_2 \) pour obtenir le point dont les coordonnées nous fourniront les coefficients d'une droite \( D_3 \) ?
Mais qu'est-ce qui nous empêche de recommencer, en intersectant \( D_2 \) et \( D_3 \) pour obtenir le point dont les coordonnées nous fourniront les coefficients d'une droite \( D_4 \) ?
etc.
Que peut-on dire de la suite de droites \( (D_n)_{n \in \mathbb{N}} \) ? De la suite de points \( (M_n)_{n \in \mathbb{N}} = (a_n, b_n)_{n \in \mathbb{N}} \) ? Finit-on par observer une périodicité ?
Réponse : oui, absolument ! On observe une périodicité de période \( 3 \), aussi bien sur les droites que sur les points. Un petit programme PARI et son résultat formel (littéral) m'a convaincu :
f(z0,z1)=x0=real(z0);y0=imag(z0);x1=real(z1);y1=imag(z1);(y1-y0)/(x0*y1-x1*y0)+I*(x1-x0)/(y0*x1-y1*x0) g(z0,z1,n)=print(z0);print(z1);i=2;while(i<=n,z2=f(z0,z1);print(z2);z0=z1;z1=z2;i++) g(a+I*b,aa+I*bb,6)
Résultat :
a + I*b aa + I*bb (I*a + (-b + (-I*aa + bb)))/(bb*a - aa*b) ((I*bb*aa + (-bb^2 + 1))*a + ((-I*aa^2 + bb*aa + I)*b + (-aa - I*bb)))/(aa*a + (bb*b + (-aa^2 - bb^2))) (aa + I*bb) (I*a + (-b + (-I*aa + bb)))/(bb*a - aa*b) ((I*bb*aa + (-bb^2 + 1))*a + ((-I*aa^2 + bb*aa + I)*b + (-aa - I*bb)))/(aa*a + (bb*b + (-aa^2 - bb^2)))
Les formules donnant l'affixe complexe \( z_{n+3} \) de \( M_{n+3} \) sont rigoureusement égales à celles donnant \( z_n \) affixe de \( M_n \), et ce pour tout \( n \gt 0 \).
J'ai fini par comprendre (intuiter ?) que \( M_1 \), \( M_2 \), \( M_3 \), et \( O \) (l'origine) forment un quadrangle orthocentrique.
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Ci-contre, un exemple. Les étapes de construction du schéma sont : Soient deux points \( M_0 \), \( M_1 \). \( M_0 \) ne servira, en fait, qu'à définir la droite \( (M_0 M_1) \) \( M_2 \) est tel que :
\( M_3 \) est tel que :
Il se trouve que \( M_3 \) est situé sur la droite \( M_0 M_1 \) ... \( M_4 \) est tel que :
Il se trouve que \( M_4 \) est confondu avec \( M_1 \). Idem pour tous les \( n \) ultérieurs, \( M_{n+3} = M_{n} \). En "régime permanent", ce procédé est apparemment équivalent à :
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LR, 22/10/2019.